Béguinage de

Témoignages

Laurent, « gardien » du béguinage

Laurent (gardien)

Cursus : Après une carrière dans la communication rédactionnelle (Journal de la Haute-Marne, La Dépêche du Midi, « Via Magnificat », « Latin Patriarchate of Jerusalem »), Laurent, qui s’était intéressé dès le début au projet du béguinage, a proposé de rejoindre Perpignan en y proposant ses services. Laurent est chargé de travaux d’entretien, et d’assurer une présence de veilleur technique au sein du béguinage.

Témoignage : « Je suis heureux de me mettre au service de la génération qui m’a précédé, et à laquelle nous sommes tous redevables. Les contacts quotidiens sont emprunts de notre humanité, parfois réjouissants, parfois plus complexes, mais ils sont toujours enrichissants. (…) A 54 ans, c’est un nouveau projet pour moi, moins cérébral, moins virtuel, plus concret, et tellement plus humain ! Le béguinage de Perpignan ? Je le perçois comme un conservatoire de notre mémoire collective ! »

Véronique et Jean-Claude

Derniers arrivés au Béguinage, Véronique et Jean-Claude Millardet se sont installés le 16 juillet 2014 à Perpignan.

Véronique
Jean Claude

S’il fallait vous présenter en quelques mots ?
Cela fait un demi-siècle que nous sommes mariés, et nous avons sept petits-enfants. Nous avons vécu à Guingamp (Bretagne) pendant quarante-sept ans, pour des raisons professionnelles (ndlr : Jean-Claude était architecte, et Véronique responsable des aumôneries de l’enseignement public).

Qu’est-ce qui vous a séduits dans cette aventure
du béguinage ?

La dimension spirituelle qui y était proposée, marquée par des temps forts de recueillement, mais surtout d’entraide et de vie communautaire, dans le respect de notre autonomie… La fraternité et la solidarité aussi, parce que nous sommes conscients d’aborder la dernière étape de notre existence.

Vous arrive-t-il de regretter d’avoir fait ce « saut dans la Foi » ?
Certainement pas ! Pour nous, cette solution s’est imposée comme une évidence, et comme nos trois enfants nous encourageaient, nous n’avons pas hésité une seconde. Certes, les démarches liées au déménagement sont toujours un peu compliquées, mais nous sommes convaincus d’avoir été conduits à Perpignan par le Seigneur.

Denyse

Denyse

Denyse approche des 85 ans, et son sourire illumine le Béguinage. Sa mémoire commence à fléchir, mais pas son humour. « Je suis tellement heureuse ici, gardez-moi le plus longtemps possible ! »

Dany

Dany

Quand j’ai eu connaissance du futur « béguinage » par un ami déjà engagé dans le projet, j’ai senti que cela correspondait à la recherche que j’avais depuis longtemps Il me paraissait judicieux de réunir des retraités vivant seuls ou en couple ayant le même idéal. Vivre le temps de vieillissement dans la solidarité et d’attention à l’autre me parait essentiel. Notre foi commune nous y porte et nous aide à développer cet esprit de fraternité. Ce « béguinage » est novateur dans la perspective de donner un sens à notre vie dans ce dernier parcours.

Yvette

Yvette

Ce modèle de vie en béguinage nous permet de vivre notre engagement de baptisé avec des soeurs et des frères dans le Christ, à l’image de Saint François dans un comportement humble, simple et joyeux. Par petits groupes, il y a aussi des moments conviviaux : jardinage, scrabble, ballades, sorties opéra, théâtre, recevoir la visite de nos proches….sans oublier les attentions portées les uns aux autres.. Quelle aventure ! Car chacun d’entre nous est « déraciné » de sa région d’origine pour créer cette fraternité.

Gérard

Gérard

J’ai 87 ans, je suis veuf depuis 12 ans. Au Béguinage, j’ai rajeuni de 10 ans… ce qui m’en fait tout de même 77 ! En vieillissant, on éprouve le besoin d’être plus au clair vis-à-vis de soi-même, plus près du Seigneur et plus léger, et cela dans un climat fraternel. Mon choix de béguinage correspond essentiellement à cela : être plus léger, moins encombré, plus facilement priant, à l’écoute et disponible aux initiatives de l’Esprit Saint. Et pour cela, l’ambiance béguinage me paraît tout à fait adaptée.

Annie-Gabrielle

Annie-Gabrielle

A 66 ans, après une vie de travail, de mère de famille et de multiples activités bénévoles, j’ai désiré vivre en « Béguinage ».
La prière, j’aurais pu la partager dans ma paroisse…, mais au Béguinage nous nous réunirons dans une fraternité quotidienne pour prier ensemble, mais aussi pour nous aider les uns les autres dans tous les actes de la vie simple et joyeuse que nous souhaitons mener.
Nous garderons notre totale liberté et notre indépendance, dans son appartement, et chacun organisera sa vie. Les jardins, la salle commune nous accueilleront pour nos échanges spirituels parfois, amicaux toujours.