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Béguinage

Mon Beau Sapin...

Des fêtes de fin d’année sous le signe de la convivialité au béguinage de Tours.

 

Nos résidents sont attachés aux traditions de Noël et ils ont bien raison car c’est un moment attendu pour beaucoup d’entre nous et quelque soit l’âge. Synonyme de retrouvailles, de joies en famille et entre amis, c’est aussi une occasion pour créer ou renforcer des liens.

Alors Margot et Marylène ont pris plaisir à décorer le tout premier sapin de noël de la résidence qui à son tour enchantera petits et grands lorsqu’ils passeront le pas de porte du béguinage La Tourangelle.

Un Hall d’entrée joliment décoré qui donne déjà envie de prendre quelques secondes ou minutes pour apprécier l’atmosphère chaleureuse qui en émane : ce doux parfum de fêtes….
C’est aussi une invitation à s’avancer vers cette bibliothèque déjà investie d’une vingtaine de livres et habitée par quelques santons pour l’occasion. 

Lieu de passage et lieu de rencontre, tout ici permet de vivre la magie de Noël pendant quelques temps ! 

Et ceci est bel et bien à l’initiative de nos résidents qui ne manquent pas d’envies et de motivations pour rendre leur lieu de vie toujours plus réjouissant. 

 


Retours sur les traditions de Noël

LE SAPIN

S’il est bien un élément incontournable de Noël, c’est évidemment le sapin. Décoré de boules, de guirlandes et de lumières, il émerveille petits et grands depuis des temps reculés. Toutefois, l’arbre de Noël n’a pas toujours été celui que nous connaissons et pour le comprendre, il faut remonter jusqu’en 2000 avant Jésus-Christ. A cette époque, les Celtes se réunissaient le 24 décembre autour d’un épicéa. Cet arbre associé au dernier mois de l’année était l’élément central de la fête du Solstice d’hiver. Symbole de renaissance, il était décoré avec des fruits, des fleurs ou encore du blé.

La tradition de l’arbre décoré remonte donc aux célébrations païennes du Solstice d’hiver mais ce sont les Chrétiens qui vont faire du sapin l’arbre de Noël.

La BUCHE

Si pour nous, elle est pâtissière ou glacée, la bûche a pendant longtemps été en bois. Tout comme le sapin, elle trouve son origine dans les premières célébrations païennes où à l’image de l’arbre décoré, elle est l’un des éléments importants du Solstice d’hiver. Autre symbole de la renaissance, était brûlée pour célébrer le retour du soleil. Mais le morceau de bois gagnera une autre symbolique avec les Noëls du Moyen-Age.

Lors des veillées du 24 décembre, les familles avaient l’habitude de se réunir autour de la cheminée où brûlait une grosse bûche bénie par un prêtre. Cette bûche provenant généralement d’un tronc arbre fruitier devait se consumer le plus longtemps possible, idéalement jusqu’au jour de l’Épiphanie.

Si elle se consumait bien, la bûche en question assurait de bonnes récoltes pour l’année suivante et ses cendres étaient réparties dans le foyer afin de protéger ses habitants. Ce n’est qu’au XIXe siècle que la bûche en tant que dessert va être créée. 

LES CADEAUX DE NOEL

On pourrait penser que cette tradition est inspirée de celle de l’Épiphanie, où les Rois Mages apportent or, myrrhe et encens au Christ, mais ce n’est pas le cas. Cette tradition d’échanger des cadeaux existait bien avant et on en trouve des exemples à l’époque romaine.

Lors des Saturnales (des fêtes se déroulant lors du solstice d’hiver rendant hommage au dieu Saturne) et la fête des Sigillaires (événement qui clôture les Saturnales), les enfants recevaient de petits présents comme des figurines en terre cuite ou en cire. A l’origine réservés exclusivement aux enfants car ils incarnent l’avenir, les cadeaux étaient pendant longtemps alimentaires. Les enfants recevaient généralement une orange (un fruit rare et signe de prospérité), une pomme ou une sucrerie.

La tradition est d’ailleurs très présente dès le XIIe siècle avec l’arrivée de Saint-Nicolas, le saint-patron des écoliers et des enfants, fête hommage à Nicolas de Myre. Le 6 décembre, les enfants reçoivent alors des fruits secs, du pain d’épices, des sucreries… Cette fête est d’ailleurs encore très présente de nos jours dans les régions du Nord et de l’Est de la France.

Une autre tradition remontant elle aussi au XIIe siècle raconte que des religieuses vivant dans le Midi apportaient secrètement des présents aux enfants des familles les plus démunies vivant près du couvent. Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que les bambins vont commencer à recevoir des jouets le 24 décembre. Ce ne sont cependant que les enfants bourgeois qui ont la chance de recevoir ces présents. Il va falloir attendre les années 50, l’essor de la société de consommation et l’arrivée d’un personnage tout vêtu de rouge venu des États-Unis pour que les jouets au pied du sapin se démocratisent.